Une délégation parlementaire karabaghiote reçue a l’Assemblée nationale

Le renforcement de la coopération entre Paris et Stepanakert évoqué avec le Cercle d’Amitié France-Karabagh

delegation parlementaire karabagh
La réunion de travail du Cercle avec les membres de la délégation parlementaire karabaghiote

Mardi 17 juin – Une délégation parlementaire conduite par M. Ashot Ghoulian, Président du Parlement du Haut-Karabagh a été reçue à l’Assemblée nationale par des membres du Cercle d’Amitié France-Karabagh et par son Président M. François Rochebloine.

Dans son allocution, le Président Ghoulian s’est félicité du niveau élevé de coopération avec la France et a remercié ses homologues français de la mise en place du Cercle d’Amitié dans lequel il voit « une structure renforcée qui conduira à une relation de travail permanente ». Il a insisté sur l’importance du « potentiel de la diplomatie parlementaire » qui permet selon lui de « favoriser les relations humaines entre les sociétés » et qui constitue une aide concrète permettant à son pays de progresser dans « la construction d’un Etat démocratique fondé sur le respects des droits fondamentaux ».

Rappelant que, dès la chute de l’URSS, le Haut-Karabagh a été le premier Etat du Caucase du Sud à conduire des élections municipales, il a insisté sur l’importance de la coopération décentralisée pour se féliciter des chartes d’amitié signées entre différentes municipalités française et karabaghiotes. Il a annoncé que le Parlement de son pays allait de lui-même adopter des résolutions soumettant cet Etat autodéterminé au respect de plusieurs Conventions internationales.

Se félicitant du caractère pluraliste et paritaire de la délégation invitée – qui rassemblait deux femmes et deux hommes issus des trois partis représentés au Parlement de Stepanakert, le Président Rochebloine a affirmé que « les standards démocratiques du Haut-Karabagh pourraient servir d’exemple à l’ensemble des pays du Caucase du Sud ».

La résolution politique du conflit avec l’Azerbaïdjan a également été brièvement évoquée, tous les participants s’accordant à dire qu’elle serait impossible sans la participation du Haut-Karabagh aux négociations. A cette occasion, M. Ghoulian a rappelé que durant le conflit, qui s’est terminé le 12 mai 1994, l’Azerbaïdjan demandait de tels contacts directs avec les autorités de Stepanakert pour convenir de cessez-le-feu temporaires.

Au cours de cette réunion de travail, les parlementaires français et karabaghiotes ont surtout examiné les différentes possibilités de coopération politique, économique et culturelle. Le renforcement du tourisme au Haut-Karabagh a été évoqué ainsi que le souhait des autorités locales d’intégrer l’université du pays au système européen et de renforcer l’apprentissage du français par la création d’un « centre de la francophonie » à Stepanakert. En matière de santé, la délégation karabaghiote a indiqué son besoin de formation de cadres hospitaliers. Le Président Ghoulian a également affirmé que les parlementaires « d’un grand pays comme la France » pourraient utilement conseiller leurs homologues de la jeune république du Haut-Karabagh « dans l’élaboration des lois et dans les processus législatifs associés ».


La délégation parlementaire karabaghiote était composée de Mme Ludmila Barseghian (Parti Démocrate), Mme Ramela Dadayan (Patrie Libre), M. Armen Sargsyan (Parti Socialiste « Dachnaktsoutioun ») et par le Président de l’Assemblée nationale, M. Ashot Ghoulian.

Le Cercle d’Amitié France-Karabagh était représenté par M. Erwann Binet (député, PS), M. Bernard Fournier (sénateur, UMP), Mme Sophie Joissains (sénatrice, UMP), M. Alain Neri (sénateur, PS), M. François Pupponi (député, PS), M. Jacques Remillier (député honoraire, UMP), M. François Rochebloine (député, UDI) son président, M. André Santini (député, UDI), M. Bernard Saugey (sénateur, UMP) et M. Guy Teissier (député, UMP).