L’indépendance est la seule garantie du droit à la vie des Artsakhiotes

30ans après les massacres de Bakou, l’Azerbaïdjan continue de faire du racisme anti-arménien une priorité politique d’Etat.

Guy Tessier Député des Bouches-du-Rhône

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh s’associe aux Arméniens du monde entier et aux autorités de la République d’Artsakh pour commémorer le trentième anniversaire des massacres de Bakou.

Ce jour-là, sur instruction des dirigeants de la République Socialiste Soviétique d’Azerbaïdjan, des centaines d’Arméniens ont été victimes de pogroms organisés au sein de la capitale azerbaïdjanaise. Le bilan officiel avait alors fait état de 90 morts et de plus de 700 blessés. Ce pogrom et ceux survenus en février 1988 à Soumgaït (banlieue de Bakou) et en novembre 1988 à Kirovabad ont constitué la réponse de l’Azerbaïdjan aux demandes démocratiques formulées pacifiquement par les Arméniens du Haut-Karabagh.


« Ces massacres ont procédé de la vision discriminatoire de la société promue par les autorités azerbaïdjanaise, vision qui continue jusqu’aujourd’hui de structurer la politique du régime de Bakou » a déclaré Guy Teissier, président du Cercle d’Amitié France-Artsakh. « Dans ces conditions, l’indépendance de la République d’Artsakh constitue la seule garantie raisonnable du droit à la vie de la population arménienne qui la constitue » a-t-il précisé.

Rescapés arméniens d'Azerbaïdjan arrivant à Erevan
Des rescapés des massacres de Bakou arrivent en Arménie (1990)

Le Cercle rappelle que les pogroms de Soumgaït, de Kirovabad et de Bakou ont constitué le prélude d’une vaste offensive azerbaïdjanaise visant à éradiquer la totalité de la population arménienne du Haut-Karabagh. Cette guerre imposée par l’Azerbaïdjan mais gagnée par les Arméniens du Haut-Karabakh en 1994 conduisit ces derniers à proclamer leur indépendance pour échapper à l’extermination. Il rappelle également qu’à de nombreuses reprises Ilham Aliev, le Président autoritaire d’Azerbaïdjan a ciblé « les Arméniens du monde entier » comme « ennemis de l’Azerbaïdjan » et que cette ligne politique azerbaïdjanaise constante et assumée constitue l’obstacle majeur à l’établissement d’une paix définitive au Sud-Caucase.

« Pour entamer des négociations, il faut au préalable reconnaître l’existence de la partie adverse et ne pas bafouer ses droits inaliénables. Quand le Président azerbaïdjanais décore et récompense l’assassin arménophobe Ramil Safarov, quand il fait bruler les livres d’auteurs arméniens, quand il arrête des touristes ayant visité l’Artsakh ou quand il fait raser le patrimoine culturel arménien de son pays, cela montre qu’il n’est pas prêt à négocier et encore moins à conclure la paix » a souligné Guy Teissier.

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh appelle le groupe de Minsk de l’OSCE à prendre en compte la réalité politique de la situation prévalant au Sud Caucase et de la nature des Etats partie au conflit pour imposer le retour de la République d’Artsakh à la table des négociations en conformité avec les dispositions de l’accord de cessez-le-feu de 1994.

Le gouvernement doit prendre acte de l’unanimité de la classe politique en faveur de l’indépendance de l’Artsakh

Guy Teissier
Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh salue les prises de positions fortes et engagées exprimées récemment par différentes personnalités et formations politiques françaises à propos de l’Artsakh. Il souligne qu’au-delà de leur diversité – voire de leur opposition – ces forces représentent désormais la quasi-totalité du spectre politique national.

« La question du droit à la vie et la dignité des Artsakhiotes, leur légitimité à construire un Etat indépendant, démocratique et souverain, font désormais l’unanimité en France » a indiqué Guy Teissier, le Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh. « Le gouvernement et le Quai d’Orsay doivent en tenir compte en exprimant des positions conformes à celles de la représentation nationale sur cette question qui engage les valeurs de la France » a poursuivi Guy Teissier.

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Le PCF appelle le Président Macron à reconnaître la République d’Artsakh

Protéger les populations du Haut-Karabagh pour bâtir la paix dans le Caucase du Sud

Depuis 2016, les accrochages et les violations du cessez-le-feu de la part de l’Azerbaïdjan se multiplient contre le Haut-Karabagh, territoire qu’il convoite depuis longtemps et dont la population est très majoritairement arménienne. A tout moment, un quart de siècle de négociations risque d’être réduit à néant par des combats de haute intensité pouvant déboucher sur un conflit majeur. Le président turc Recep Erdogan enchaîne les déplacements à Bakou, fait monter les tensions et a encore jeté de l’huile sur le feu en déclarant tout récemment qu’il «soutiendra l’Azerbaïdjan jusqu’au bout» contre l’Arménie.

    Compte-tenu de ses relations avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie mais aussi en raison de son implication dans la coprésidence du groupe de Minsk, la France ne peut que s’inquiéter de ces évolutions périlleuses qui tournent le dos à une résolution pacifique du conflit.

Au terme d’un long processus qui a débuté avec le délitement de l’Union soviétique, et conformément au droit en vigueur à cette époque, l’Assemblée nationale de la République du Haut-Karabagh a proclamé son indépendance le 2 septembre 1991. Deux mois plus tard, un référendum libre et démocratique entérinait à une très large majorité cette décision.

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L’isère et la région de Hadrout signent une charte d’amitié

Patrick Curtaud
Patrick Curtaud

Ce vendredi 20 septembre, le Département de l’Isère et la région de Hadrout (Haut-Karabagh) ont signé une charte d’amitié. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Jean-Pierre Barbier, président du Conseil départemental de l’Isère et de son homologue Kamo Pétrossian, président de la région de Hadrout. Patrick Curtaud, Vice-président du Département et adjoint au maire de Vienne a également participé à la cérémonie qu’il a grandement facilité en tant que membre du Cercle d’amitié France-Artsakh.

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Une nouvelle délégation de parlementaires français en Artsakh

En répondant à l’appel du CCAF, des élus français renouvellent leur marque de soutien à la République d’Artsakh

Une nouvelle délégation française rassemblant députés et sénateurs de toutes tendances se rendra en Artsakh du mardi 10 au vendredi 14 septembre. Répondant favorablement à l’appel lancé le 5 février dernier par MM. Franck Papazian et Ara Toranian, co-présidents de Comité de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF), la délégation sera conduite par Guy Teissier, président du Cercle d’Amitié France-Artsakh. Elle comprend des parlementaires membres du Cercle tels Valérie Boyer (LR), Danièle Cazarian (LREM), Mohamed Laqhila (MoDem) et d’autres qui ne le sont pas comme Jean-Pierre Cubertafon (MoDem), Guillaume Kasbarian (LREM) ou le sénateur Pierre Ouzoulias (PC).

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