Valérie Boyer (LR) : « Il faut désormais reconnaître le Haut-Karabagh »

Valérie Boyer plaide pour la reconnaissance pleine et entière de la République du Haut-Karabagh
Valérie Boyer plaide pour la reconnaissance pleine et entière de la République du Haut-Karabagh

Tribune libre. Valérie Boyer est député – Les Républicains – des Bouches-du-Rhône. Faisant valoir que « le Haut-Karabagh est de facto indépendant« , elle plaide pour reconnaître officiellement cette république autoproclamée de Transcaucasie.

Dans la nuit du premier au deux avril, l’Azerbaïdjan a lancé une vaste offensive militaire contre la République du Haut-Karabagh. Cette attaque irrationnelle s’est produite alors que la veille même, le président Ilham Aliev donnait, à Washington, de fallacieux gages de bonne volonté à John Kerry, le Secrétaire d’Etat américain.

Pour la première fois depuis le cessez-le-feu de 1994, l’attaque de l’Azerbaïdjan a mobilisé des chars d’assauts, des hélicoptères de combats, des drones et même des missiles Grad qui ont visé les villes du Haut-Karabagh et fait des victimes parmi les civils, notamment des enfants. L’agression a été contenue et même repoussée de sorte que le dictateur de Bakou a accepté le principe d’un cessez-le-feu qui tranche avec ses déclarations martiales précédente et qui sonne comme un aveu de défaite. Avec plus de 200 morts, une vingtaine de chars détruits et un gain territorial nul, cette offensive inepte aura en effet surtout montré la faiblesse militaire de l’Azerbaïdjan.

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Haut-Karabagh: le Cercle d’Amitié France-Karabagh réclame des sanctions

source: La Chaîne Parlementaire (LCP)

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François Rochebloine, député UDI et président du cercle d’amitié France-Karabakh, a appelé dimanche à des sanctions internationales contre l’Azerbaïdjan, après les affrontements au Nagorny-Karabakh, les plus meurtriers depuis la fin de la guerre en 1994.

Jugeant que « les actions offensives menées par Bakou constituent une violation du cessez-le-feu d’une gravité inédite », y compris avec des victimes civiles, cet élu centriste a exprimé, dans un communiqué, la « légitime colère » du cercle d’amitié, son soutien aux autorités du Haut-Karabakh et son « soulagement que les mesures défensives aient efficacement permis de stopper net ces attaques ».

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cette information AFP a également été reprise par Le Parisien

Haut Karabagh : Patrick Labaune et Marlène Mourier s’engagent

C’est un communiqué plein d’émotion qui a été publié par Marlène Mourier qui précise notamment : « C’est avec indignation et consternation que j’apprends l’offensive militaire de l’Azerbaïdjan à l’encontre de la population civile arménienne du Haut Karabagh et son armée.

J’ai une pensée particulière pour tous les enfants, pour tous les habitants du Haut-Karabagh, et plus particulièrement pour ceux de la ville de Chouchi avec laquelle nous avons signé une charte d’amitié et avec laquelle nous allons continuer de mettre en place des programmes de développement. Ceux qui croient que les bombardements nous intimident se trompent. Les murs détruits, nous aiderons la population karabaghiote à les relever !

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Réaction de Nicolas Daragon aux violations du cessez-le-feu par l’Azerbaïdjan

Nicolas Daragon, Maire de Valence
Nicolas Daragon, Maire de Valence

Je suis inquiet de la situation actuelle au Haut-Karabagh suite aux attaques de l’Azerbaïdjan de ces dernières heures visant des postes militaires de l’armée arménienne.

Je condamne fermement ces opérations qui viennent raviver le feu des tensions dans cette partie du Caucase. Très préoccupé et ému pour le peuple de cette région, avec lequel nous avons des liens si forts depuis notre visite en 2015 lors de laquelle nous avons reçu un accueil fraternel et découvert un patriotisme solide et un si grand amour de le francophonie.

Le peuple de l’Artsakh est un peuple courageux et valeureux je lui adresse tout mon soutien dans cette épreuve en espérant que les armes vont se taire très vite.

Aux familles endeuillées j’adresse mes condoléances et à l’Etat du Haut Karabagh mon soutien sans faille

Un futur formateur du Haut-Karabagh en stage au CFA BTP Loire

 

Le quotidien Le Progrès a consacré un grand article et un encart non moins significatifs aux efforts portés par M. Robert Aydabirian dans la mise en place de l’école professionnelle Yeznik Mosian et dans le partenariat qui l’accompagne avec des centres français de formation des apprentis.

L’école Yeznik Mosian et le projet de M. Aydabirian bénéficie de tout le soutien du Cercle d’Amitié ainsi que de celui du Fonds Arménien de France.

source: Le Progrès

 

 

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Les journées françaises en Artsakh

Les journées françaises en Artsakh se sont déroulées du 17 au 19 septembre 2015.  Evénement majeur, elles ont conduit plus de 200 français, responsables politiques et élus, acteurs économiques et culturels, représentants du monde associatifs, élus des villes signataires des Chartes d’Amitié et du cercle d’Amitié France-Karabagh, a se rendre au Haut-Karabagh à l’invitation des autorités de cette jeune République.

Les journées ont bénéficié d’une assez large couverture dans la presse  qu’il convient ici de relayer:

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Pourquoi il faut soutenir le Haut-Karabagh

Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh
Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh

Enclave arménienne en Azerbaïdjan, république autodéterminée, ce petit pays se développe vite, et surtout avec un modèle social qui associe toute la population à la croissance. Par Jean-Paul Bret, Maire de Villeurbanne, ancien député, François Pupponi, Député-Maire (PS) de Sarcelles, Jean-Marc Germain, Député (PS) des Hauts-de-Seine.

Source: la Tribune – 11 septembre 2015

Nous sommes plusieurs élus français – députés, sénateurs ou élus locaux – à soutenir le développement de la jeune République du Haut-Karabagh en ayant intégré le Cercle d’Amitié France-Karabagh. A l’heure où la crise redouble en Europe, le moment nous semble propice d’expliquer les raisons d’un tel engagement.

La République du Haut-Karabagh, c’est 150 000 habitants sur un territoire de la taille de deux départements français, située au Caucase du Sud entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et l’Iran. Ce pays autodéterminé qui n’a pas encore atteint le stade de la reconnaissance internationale ne présente pas stricto sensu d’intérêt stratégique pour la France ; il représente plus et il représente mieux car il a fait de la France un modèle de développement.

Les bénéfices de la démocratie sociale

Notre pays s’est construit par la recherche d’une prospérité partagée, dans le cadre d’une économie qui associe la liberté d’entreprendre au progrès social pour maintenir la cohésion de notre société.

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Législatives au Haut-Karabagh: Quand la démocratie se renforce dans le Caucase du Sud

François Rochebloine, Georges Colombier et Emmanuel Mandon ont fait partie des observateurs internationaux ayant supervisé les élections législatives qui se sont déroulées le dimanche 3 mai 2015 au Haut-Karabagh. Ils prennent position dans une tribune parue dans l’Express ce vendredi 8 mai.

Ce dimanche 3 mai, se tenait dans la jeune République du Haut-Karabagh, pour la sixième fois, des élections législatives libres. Observateurs de ce scrutin, nous avons pu mesurer tout à la fois les aspirations profondes et authentiques de la population et la détermination des responsables politiques, toutes sensibilités confondues, à faire de ce petit pays de 150 000 habitants, non reconnu par la communauté internationale, un Etat de droit, une référence pour cette région du Sud Caucase.

Nous avons accepté l’invitation lancée par les autorités de la RHK car il nous semblait important d’encourager le processus démocratique initié depuis la déclaration d’indépendance de 1991.

Plus d’une centaine d’observateurs, issus de 25 pays, ont été mobilisés pour assurer la transparence de ce rendez-vous électoral, où 7 formations politiques et 200 candidats étaient en compétition, pour 33 sièges à pourvoir.

Le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions, selon la norme admise par les grandes démocraties occidentales. Dans le calme et la sérénité requise, plus de sept électeurs sur dix se sont rendus aux urnes, comme nous avons pu le constater dans une trentaine de bureaux de vote situés dans la capitale et plusieurs villages plus ou moins éloignés de celle-ci.

 Placé sous le contrôle d’une Commission électorale centrale, le scrutin a fait l’objet cette année d’un renforcement des procédures et d’une mobilisation de moyens humains et matériels qui ont permis de garantir la sincérité des opérations de vote (organisation des bureaux de vote, affichage des listes électorales, surveillance pluraliste des opérations de vote et de dépouillement par les représentants des partis politiques et des candidats…).

Malgré ces efforts très louables et remarquables, hélas, nous constatons que les instances internationales de même que la presse – à de rares exceptions près- ont globalement ignoré ce rendez-vous, comme elles l’ont d’ailleurs fait régulièrement dans le passé.

Cette situation est déplorable, et particulièrement injuste eu égard au principe élémentaire du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le peuple libre et souverain du Karabagh serait-il ainsi condamné à vivre en marge de la société des nations ? Il nous semble que cette approche est profondément erronée et qu’elle relève d’une erreur et d’une faute.

Il y a ici une erreur grossière, car les États constitués ne devraient jamais oublier qu’ils furent tous, à un stade ou à un autre, des expressions spontanées de volontés populaires. Et que ce fut notamment le cas de presque tous les pays issus des processus de décolonisation, gagnant leur indépendance très souvent de haute lutte. Même des Etats comme les États-Unis et la France s’instaurèrent à la faveur de mouvements révolutionnaires, en lutte contre un ordre établi abusif, inique et autoritaire. Les autorités du Karabagh, ont toujours invoqué le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et sa supériorité dans l’ordre des fins, au droit à l’intégrité territoriale, dans l’ordre des moyens.

Nous pensons qu’il s’agit également d’une faute, car boycotter un Etat qui s’avère exemplaire dans ses institutions et ses pratiques démocratiques depuis près d’un quart de siècle, instille l’idée délétère d’institutions internationales qui n’ont rien à dire. Que le fait de ressasser des principes abstraits et fossilisés, conduit à forger un outil de domination, à légitimer le recours à la force au détriment du droit, tant la reconnaissance internationale a parfois été abusivement accordée au bénéfice de sombres intérêts.

 L’invocation hostile et inconsidérée dans le cas du Haut-Karabagh de ces principes pourrait être interprétée comme une prime à l’intransigeance de l’ancienne puissance coloniale d’Azerbaïdjan qui s’enfonce sous nos yeux dans l’autoritarisme et la corruption. Le risque est grand, qu’une telle iniquité puisse finalement n’entraîner que la radicalisation désespérée d’un peuple karabaghiote modéré, c’est-à-dire l’inverse de ce qui sans doute est recherché. Et plus largement que la défiance en les institutions internationales ne conduise à affaiblir notre modèle démocratique.

Nous sommes pour notre part convaincus qu’il faut accompagner l’Etat de droit là où il s’épanouit, avec pragmatisme et sans présupposé dogmatique pour aider à le parfaire, pour en corriger les balbutiements et pour conforter les pratiques démocratiques au sein d’une nation qui le veut et qui le peut. Si l’on veut pacifier le Caucase du sud, si l’on souhaite sincèrement résoudre la question du Haut-Karabagh, il faut soutenir la démocratie dans la région. Et aujourd’hui, dans la région, la Démocratie, c’est la République du Haut-Karabagh.

François ROCHEBLOINE, Député de la Loire
Georges COLOMBIER, ancien député de l’Isère, membre honoraire du Parlement
Emmanuel MANDON, Conseiller régional Rhône-Alpes

Bakou perpétue le conflit du Haut-Karabagh pour mieux réprimer les forces vives d’Azerbaïdjan

Article_ExpressA l’occasion des commémorations des pogroms de Soumgaït, Sophie Joissains, Marlène Mourier et Michel Amiel, trois élus français – membres du Cercle d’Amitié France-Karabagh – s’expriment afin de soutenir le groupe de Minsk de l’OSCE dans ses récentes prises de position tenant meilleur compte de la réalité politique de terrain, où la jeune démocratie karabaghiote reste confrontée à la menace du régime autoritaire d’Azerbaïdjan. 

Voilà bientôt 21 ans – le 12 mai 1994 très exactement – que fut signé l’armistice mettant fin aux quatre années du conflit du Haut-Karabagh. Depuis lors, aucun traité de paix n’a été conclu entre les protagonistes – Azerbaïdjan d’une part et République du Haut-Karabagh soutenue par l’Arménie d’autre part. C’est donc toujours une paix précaire qui prévaut dans cette région du Sud-Caucase. Et si un certain optimisme a pu régner dans les années qui ont suivi le cessez-le-feu, il est désormais bien éteint en dépit des efforts méritoires du Groupe de Minsk de l’OSCE en charge d’assister les parties à trouver une issue politique au conflit.

Année après année, semaine après semaine, la tension ne fait que croître le long de la ligne de contact et on ne compte plus les tentatives d’incursion ou les innombrables assassinats de civils perpétrés par les tireurs embusqués. Dernièrement encore, c’est un paysan de 60 ans qui a été froidement abattu par les soldats azerbaïdjanais dans une zone limitrophe de la région arménienne du Tavouche, c’est-à-dire en Arménie même et sur un territoire a priori non disputé. Les tireurs ont visé à l’aveugle une victime innocente.

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