Le Sénateur Pierre Ouzoulias a publié le message suivant après la rencontre qu’il a eue avec la délégation artsakhiote de passage à Paris. Un engagement de conviction pour la reconnaissance de l’Artsakh et pour le devoir de la France de contribuer à son réarmement.
Le groupe interparlementaire d’amitié France-Arménie du Sénat a reçu, à l’initiative de son président le Sénateur G.-L. Devinaz, le président de l’Assemblée nationale de la République d’Artsakh, Arthur Tovmassian, le ministre de l’administration du territoire, Hayk Khanumian, accompagnés du représentant de l’Artsakh en France, Hovhannès Guévorkian.
Les Sénatrices et Sénateurs présents ont réaffirmé avec force leur solidarité avec l’Artsakh et rappelé la résolution du Sénat pour une reconnaissance de cette République comme condition d’une paix négociée.
De g. à d., les sénateurs Pierre Ouzoulias, Brigitte Devesa, Gilbert-Luc Devinaz (président du groupe France-Arménie du Sénat), Arthur Tovmassian, Président de l’Assemblée nationale de la République d’Artsakh, la sénatrice Marie-Arlette Carlotti, Hayk Khanumian ministre de l’administration territoriale d’Artsakh et Hovhannès Guévorkian, Représentant de la République d’Artsakh en FranceContinuer la lecture de « Une intervention remarquée du sénateur Pierre Ouzoulias »
L’Artsakh ainsi que la situation tendue entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan continuent d’occuper une certaine place dans l’actualité. Ce digest entend vous informer sur un certain nombres d’analyses ou d’opinions récentes à ce sujet.
Le député européen François-Xavier Bellamy au cimetière militaire arménien de Yerablur
Ce territoire est donc actuellement toujours soutenu par Erevan et en conflit avec l’Azerbaïdjan. Les habitants ont fini par élaborer leur propre statut sous une forme républicaine, la République d’Artsakh, avec un Président, un parlement, et un gouvernement. Sa reconnaissance internationale reste à établir, mais sa volonté de faire partie un jour de l’Arménie est toujours aussi inébranlable.
La stratégie d’établissement des relations internationales revêt à ce jour deux formes : la mise en place de jumelage ou de charte d’amitié avec d’autres entités territoriales du monde entier (ville, département, région…) et l’organisation de conférences internationales. Plusieurs villes françaises, département ou région se sont déjà engagées dans cette première voie. Les conférences sont destinées à augmenter la visibilité de la situation de l’Artsakh, d’élargir les contacts internationaux à l’ensemble de la planète, et de les formaliser.
Une de ces conférences pour la justice et la paix vient de se tenir mi-octobre à Stepanakert… capitale de l’Artsakh, réunissant des participants de plusieurs dizaines de pays de l’Amérique du sud, du Moyen-Orient, et d’Europe. L’internationalisation est donc bien en marche.
En parallèle, des « démarches d’Etat » sont également entreprises. La plus récente est la venue aux Etats-Unis du ministre des Affaires étrangères artsakhiote, et sa visite au Congrès, qui lui a permis d’être présent au moment du vote de la reconnaissance du génocide arménien ! La prochaine sera la visite à Bruxelles du président de la République d’Artsakh, lui-même, les 8 et 9 novembre…..
Protéger les populations du Haut-Karabagh pour bâtir la paix dans le Caucase du Sud
Depuis 2016, les accrochages et les violations du cessez-le-feu de la part de l’Azerbaïdjan se multiplient contre le Haut-Karabagh, territoire qu’il convoite depuis longtemps et dont la population est très majoritairement arménienne. A tout moment, un quart de siècle de négociations risque d’être réduit à néant par des combats de haute intensité pouvant déboucher sur un conflit majeur. Le président turc Recep Erdogan enchaîne les déplacements à Bakou, fait monter les tensions et a encore jeté de l’huile sur le feu en déclarant tout récemment qu’il «soutiendra l’Azerbaïdjan jusqu’au bout» contre l’Arménie.
Compte-tenu de ses relations avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie mais aussi en raison de son implication dans la coprésidence du groupe de Minsk, la France ne peut que s’inquiéter de ces évolutions périlleuses qui tournent le dos à une résolution pacifique du conflit.
Au terme d’un long processus qui a débuté avec le délitement de l’Union soviétique, et conformément au droit en vigueur à cette époque, l’Assemblée nationale de la République du Haut-Karabagh a proclamé son indépendance le 2 septembre 1991. Deux mois plus tard, un référendum libre et démocratique entérinait à une très large majorité cette décision.