Le Haut-Karabagh fait consensus au sein de la classe politique française

Avec près de 50 membres, le Cercle s’avère aussi actif que les Groupes d’Amitié parlementaires les plus importants.
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Jeudi 21 janvier 2016 – le Cercle d’Amitié France-Karabagh est heureux d’enregistrer l’adhésion de huit nouveaux membres : Mmes Françoise Dumas (députée du Gard, PS) et Nathalie Niezon (députée de la Drôme, PS), ainsi que MM. Michel Destot (député de l’Isère, PS), Hugues Fourage (député de Vendée, PS), François-Michel Lambert (député des Bouches-du-Rhône, PS), Jean Launay (député du Lot, PS), Emmanuel Mandon (Conseiller régional Auvergne Rhône-Alpes, UDI) et Bruno Le Roux (député de Seine-Saint Denis, Président du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale). Avec ces  huit nouveaux membres, le Cercle d’Amitié compte désormais 48 adhérents.

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Haut-Karabagh: Etre crédible, c’est d’abord être clair

armenia-karabakh-mapLe Cercle d’Amitié France-Karabagh soutient l’action des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE. Il les enjoints à condamner l’escalade militaire voulue par le régime azerbaïdjanais d’Ilham Aliev et à intensifier sa pression à l’égard du dictateur azéri.

Samedi 19 décembre, les coprésidents français, américain et russe du groupe de Minsk de l’OSCE rassembleront à nouveau les présidents arménien et azerbaïdjanais afin de relancer les négociations visant à résoudre le conflit entre l’Azerbaïdjan et la République du Haut-Karabagh.

Ce nouveau round de négociations intervient alors que le régime d’Ilham Aliev multiplie les provocations militaires entrainant des pertes humaines croissantes de part et d’autre de la ligne de contact. La semaine dernière, l’armée azerbaïdjanaise a ainsi fait usage de chars de combat pour la première fois depuis le cessez-le-feu de 1994. Continuer la lecture de « Haut-Karabagh: Etre crédible, c’est d’abord être clair »

Attentats de Paris: Message de condoléances du Haut-Karabagh

2048x1536-fit_dessin-peace-for-paris-realise-apres-attentats-13-novembre-2015-artiste-francais-jean-jullienEn réaction aux lâches attentats qui ont frappé Paris et la France et qui scandalisent le monde entier, Achot Ghoulian, Président de l’Assemblée Nationale de la République du Haut-Karabagh et Président du Cercle d’Amitié Karabagh-France a adressé ses condoléances à François Rochebloine, le Président du Cercle d’Amitié France-Karabagh, son homologue.

Vous trouverez ci-après ce message et sa traduction française.


 Stepanakert, le 14 novembre 2015

Monsieur le Président,

C’est avec stupéfaction que nous avons appris, en Artsakh, la nouvelle des actes de terreur qui ont frappé Paris. Je présente au peuple ami de France mes sincères condoléances au nom des membres du Cercle d’Amitié Karabagh-France mais aussi au nom des milliers de Karabaghiotes. Continuer la lecture de « Attentats de Paris: Message de condoléances du Haut-Karabagh »

Les journées françaises en Artsakh

Les journées françaises en Artsakh se sont déroulées du 17 au 19 septembre 2015.  Evénement majeur, elles ont conduit plus de 200 français, responsables politiques et élus, acteurs économiques et culturels, représentants du monde associatifs, élus des villes signataires des Chartes d’Amitié et du cercle d’Amitié France-Karabagh, a se rendre au Haut-Karabagh à l’invitation des autorités de cette jeune République.

Les journées ont bénéficié d’une assez large couverture dans la presse  qu’il convient ici de relayer:

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Pourquoi il faut soutenir le Haut-Karabagh

Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh
Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh

Enclave arménienne en Azerbaïdjan, république autodéterminée, ce petit pays se développe vite, et surtout avec un modèle social qui associe toute la population à la croissance. Par Jean-Paul Bret, Maire de Villeurbanne, ancien député, François Pupponi, Député-Maire (PS) de Sarcelles, Jean-Marc Germain, Député (PS) des Hauts-de-Seine.

Source: la Tribune – 11 septembre 2015

Nous sommes plusieurs élus français – députés, sénateurs ou élus locaux – à soutenir le développement de la jeune République du Haut-Karabagh en ayant intégré le Cercle d’Amitié France-Karabagh. A l’heure où la crise redouble en Europe, le moment nous semble propice d’expliquer les raisons d’un tel engagement.

La République du Haut-Karabagh, c’est 150 000 habitants sur un territoire de la taille de deux départements français, située au Caucase du Sud entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et l’Iran. Ce pays autodéterminé qui n’a pas encore atteint le stade de la reconnaissance internationale ne présente pas stricto sensu d’intérêt stratégique pour la France ; il représente plus et il représente mieux car il a fait de la France un modèle de développement.

Les bénéfices de la démocratie sociale

Notre pays s’est construit par la recherche d’une prospérité partagée, dans le cadre d’une économie qui associe la liberté d’entreprendre au progrès social pour maintenir la cohésion de notre société.

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Bako Sahakian en France – Une visite de travail sans précédent

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Le Président Sahakian reçu à l’Assemblée nationale

Le Cercle d’Amitié France-Karabagh se félicite de la visite effectuée en France du 18 au 20 mai par Monsieur Bako Sahakian, Président de la République du Haut-Karabagh.

Ce déplacement a constitué l’occasion de réaffirmer les liens d’estime et d’amitié entre la France et le Haut-Karabagh et, au-delà, de renforcer la nature institutionnelle des relations entre les deux pays. Le Président Sahakian a ainsi été reçu à l’Assemblée nationale et il a également été invité par la Commission des Affaires européennes du Sénat, deux évènements au cours desquels il s’est entretenu avec de nombreux parlementaires dont ceux du Cercle d’Amitié. Continuer la lecture de « Bako Sahakian en France – Une visite de travail sans précédent »

Législatives au Haut-Karabagh: Quand la démocratie se renforce dans le Caucase du Sud

François Rochebloine, Georges Colombier et Emmanuel Mandon ont fait partie des observateurs internationaux ayant supervisé les élections législatives qui se sont déroulées le dimanche 3 mai 2015 au Haut-Karabagh. Ils prennent position dans une tribune parue dans l’Express ce vendredi 8 mai.

Ce dimanche 3 mai, se tenait dans la jeune République du Haut-Karabagh, pour la sixième fois, des élections législatives libres. Observateurs de ce scrutin, nous avons pu mesurer tout à la fois les aspirations profondes et authentiques de la population et la détermination des responsables politiques, toutes sensibilités confondues, à faire de ce petit pays de 150 000 habitants, non reconnu par la communauté internationale, un Etat de droit, une référence pour cette région du Sud Caucase.

Nous avons accepté l’invitation lancée par les autorités de la RHK car il nous semblait important d’encourager le processus démocratique initié depuis la déclaration d’indépendance de 1991.

Plus d’une centaine d’observateurs, issus de 25 pays, ont été mobilisés pour assurer la transparence de ce rendez-vous électoral, où 7 formations politiques et 200 candidats étaient en compétition, pour 33 sièges à pourvoir.

Le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions, selon la norme admise par les grandes démocraties occidentales. Dans le calme et la sérénité requise, plus de sept électeurs sur dix se sont rendus aux urnes, comme nous avons pu le constater dans une trentaine de bureaux de vote situés dans la capitale et plusieurs villages plus ou moins éloignés de celle-ci.

 Placé sous le contrôle d’une Commission électorale centrale, le scrutin a fait l’objet cette année d’un renforcement des procédures et d’une mobilisation de moyens humains et matériels qui ont permis de garantir la sincérité des opérations de vote (organisation des bureaux de vote, affichage des listes électorales, surveillance pluraliste des opérations de vote et de dépouillement par les représentants des partis politiques et des candidats…).

Malgré ces efforts très louables et remarquables, hélas, nous constatons que les instances internationales de même que la presse – à de rares exceptions près- ont globalement ignoré ce rendez-vous, comme elles l’ont d’ailleurs fait régulièrement dans le passé.

Cette situation est déplorable, et particulièrement injuste eu égard au principe élémentaire du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le peuple libre et souverain du Karabagh serait-il ainsi condamné à vivre en marge de la société des nations ? Il nous semble que cette approche est profondément erronée et qu’elle relève d’une erreur et d’une faute.

Il y a ici une erreur grossière, car les États constitués ne devraient jamais oublier qu’ils furent tous, à un stade ou à un autre, des expressions spontanées de volontés populaires. Et que ce fut notamment le cas de presque tous les pays issus des processus de décolonisation, gagnant leur indépendance très souvent de haute lutte. Même des Etats comme les États-Unis et la France s’instaurèrent à la faveur de mouvements révolutionnaires, en lutte contre un ordre établi abusif, inique et autoritaire. Les autorités du Karabagh, ont toujours invoqué le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et sa supériorité dans l’ordre des fins, au droit à l’intégrité territoriale, dans l’ordre des moyens.

Nous pensons qu’il s’agit également d’une faute, car boycotter un Etat qui s’avère exemplaire dans ses institutions et ses pratiques démocratiques depuis près d’un quart de siècle, instille l’idée délétère d’institutions internationales qui n’ont rien à dire. Que le fait de ressasser des principes abstraits et fossilisés, conduit à forger un outil de domination, à légitimer le recours à la force au détriment du droit, tant la reconnaissance internationale a parfois été abusivement accordée au bénéfice de sombres intérêts.

 L’invocation hostile et inconsidérée dans le cas du Haut-Karabagh de ces principes pourrait être interprétée comme une prime à l’intransigeance de l’ancienne puissance coloniale d’Azerbaïdjan qui s’enfonce sous nos yeux dans l’autoritarisme et la corruption. Le risque est grand, qu’une telle iniquité puisse finalement n’entraîner que la radicalisation désespérée d’un peuple karabaghiote modéré, c’est-à-dire l’inverse de ce qui sans doute est recherché. Et plus largement que la défiance en les institutions internationales ne conduise à affaiblir notre modèle démocratique.

Nous sommes pour notre part convaincus qu’il faut accompagner l’Etat de droit là où il s’épanouit, avec pragmatisme et sans présupposé dogmatique pour aider à le parfaire, pour en corriger les balbutiements et pour conforter les pratiques démocratiques au sein d’une nation qui le veut et qui le peut. Si l’on veut pacifier le Caucase du sud, si l’on souhaite sincèrement résoudre la question du Haut-Karabagh, il faut soutenir la démocratie dans la région. Et aujourd’hui, dans la région, la Démocratie, c’est la République du Haut-Karabagh.

François ROCHEBLOINE, Député de la Loire
Georges COLOMBIER, ancien député de l’Isère, membre honoraire du Parlement
Emmanuel MANDON, Conseiller régional Rhône-Alpes

Bakou perpétue le conflit du Haut-Karabagh pour mieux réprimer les forces vives d’Azerbaïdjan

Article_ExpressA l’occasion des commémorations des pogroms de Soumgaït, Sophie Joissains, Marlène Mourier et Michel Amiel, trois élus français – membres du Cercle d’Amitié France-Karabagh – s’expriment afin de soutenir le groupe de Minsk de l’OSCE dans ses récentes prises de position tenant meilleur compte de la réalité politique de terrain, où la jeune démocratie karabaghiote reste confrontée à la menace du régime autoritaire d’Azerbaïdjan. 

Voilà bientôt 21 ans – le 12 mai 1994 très exactement – que fut signé l’armistice mettant fin aux quatre années du conflit du Haut-Karabagh. Depuis lors, aucun traité de paix n’a été conclu entre les protagonistes – Azerbaïdjan d’une part et République du Haut-Karabagh soutenue par l’Arménie d’autre part. C’est donc toujours une paix précaire qui prévaut dans cette région du Sud-Caucase. Et si un certain optimisme a pu régner dans les années qui ont suivi le cessez-le-feu, il est désormais bien éteint en dépit des efforts méritoires du Groupe de Minsk de l’OSCE en charge d’assister les parties à trouver une issue politique au conflit.

Année après année, semaine après semaine, la tension ne fait que croître le long de la ligne de contact et on ne compte plus les tentatives d’incursion ou les innombrables assassinats de civils perpétrés par les tireurs embusqués. Dernièrement encore, c’est un paysan de 60 ans qui a été froidement abattu par les soldats azerbaïdjanais dans une zone limitrophe de la région arménienne du Tavouche, c’est-à-dire en Arménie même et sur un territoire a priori non disputé. Les tireurs ont visé à l’aveugle une victime innocente.

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