Attaque de l’Arménie: le Cercle d’Amitié France-Artsakh demande à Paris d’agir

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh condamne avec la dernière vigueur l’attaque militaire commencée cette nuit par l’Azerbaïdjan contre l’Arménie. Cette nouvelle agression achève de démontrer que des pourparlers de paix avec cet Etat non digne de confiance sont inutiles et même néfastes en ce qu’ils renforcent le clan dictatorial qui le dirige.

L’Azerbaïdjan visent délibérément des infrastructures civiles

Le Cercle d’Amitié se félicite que la France ait pris la mesure du caractère critique de cette nouvelle agression, en annonçant son intention de saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU. Notre pays, en tant que coprésident du Groupe de Minsk de l’OSCE, est plus qu’aucun autre engagé par la responsabilité de protéger récemment codifiée par le Droit international et doit impulser des sanctions politiques contre l’Azerbaïdjan tant au niveau de l’Union européenne qu’au niveau mondial. 

Le Cercle appelle également le gouvernement à dépêcher d’urgence une mission d’assistance militaire à l’Arménie à nouveau confrontée à un risque de disparition pure et simple. Le Cercle appelle enfin la France à saisir la Cour pénale internationale via le Conseil de Sécurité de l’ONU qu’elle préside actuellement, pour traduire en justice les criminels au pouvoir en Azerbaïdjan et à lever l’immunité diplomatique de leurs complices présents sur le territoire national pour procéder sans délais à leur arrestation préventive et à leur déferrement devant les autorités judiciaires compétentes.

Seule l’indépendance de la République d’Artsakh assurera le droit à la vie de ses habitants arméniens

François Pupponi, président du Cercle

Le 2 septembre 1991 le parlement de la Region autonome du Haut-Karabagh a proclamé l’indépendance de la République du Haut-Karabagh, confirmée par un référendum tenu le 10 décembre de la même année. Cette décision suivait les pogroms anti-arméniens et plus généralement la politique de discrimination des Arméniens mise en place par les autorités azerbaïdjanaises dans la continuité d’un siècle de persécutions et de massacres.  

Continuer la lecture de « Seule l’indépendance de la République d’Artsakh assurera le droit à la vie de ses habitants arméniens »

Reconnaître la République d’Artsakh, c’est assurer le droit à la vie de ses habitants

A la veille du 24 avril, date de commémoration annuelle du génocide des Arméniens, Le Cercle d’Amitié France-Artsakh tient à rappeler son engagement indéfectible aux côtés des citoyens de la République d’Artsakh et pour la reconnaissance internationale de l’Etat démocratique qu’ils ont édifié depuis plus de trente ans.

François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh



Le Cercle souligne que la guerre d’agression conduite par l’Azerbaïdjan en septembre 2020 s’est traduite non seulement par l’occupation d’une partie substantielle du territoire de l’Artsakh mais aussi par l’épuration ethnique totale de sa population autochtone arménienne dans les territoires occupés. Il rappelle que la politique de haine raciale anti-arménienne promue au plus haut niveau de l’Etat par l’Azerbaïdjan et son alliée la Turquie, politique récemment condamnée par la Cour Internationale de Justice, rend nécessaire la reconnaissance internationale de la République d’Artsakh comme seule garantie du droit à la vie de ses habitants.

« La date sombre du 24 avril nous rappelle cruellement que les Arméniens de l’Empire ottoman ont été exterminés par leurs propres autorités étiques dans l’indifférence de la communauté internationale » a rappelé François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh. « Plus de cent ans plus tard, alors qu’existent les instruments juridiques contraignants de protection des populations captives ou menacées qui devraient obliger la communauté internationale à intervenir, l’abandon des Artsakhiotes face au régime sanguinaire de Bakou constituerait aussi un crime de cette communauté internationale » a indiqué François Pupponi.

Continuer la lecture de « Reconnaître la République d’Artsakh, c’est assurer le droit à la vie de ses habitants »

Pierre Terzian échange avec le Cercle d’Amitié France-Artsakh sur l’indépendance énergétique de l’Europe

Le deuxième petit déjeuner thématique du Cercle d’Amitié France-Artsakhs’est tenu mercredi 23 mars 2022. Cet événement s’inscrit dans une volonté d’alimenter avec l’ensemble des membres du Cercle des réflexions continues autour de la question de l’Artsakh et du Caucase, à l’occasion d’échanges bimestriels. A l’initiative de son président Monsieur François Pupponi, le Cercle a invité Pierre Terzian dirigeant de Pétrostratégies, centre d’analyse, de recherche et de conseil spécialisé dans le domaine de l’énergie.

Pierre Terzian échange avec le Président et des membres du Cercle d’Amitié France-Artsakh lors du deuxième petit-déjeuner des Rencontres de l’Artsakh

Animé par le Député François Pupponi, le petit-déjeuner rassemblant une dizaine d’élus  a été riche en échanges et discussions. Pierre Terzian a tout d’abord dressé un panorama historique de la mise en place du réseau des gazoducs et oléoducs en Europe. Il a ensuite exposé les enjeux de l’indépendance énergétique de l’Europe dans le contexte de la guerre en Ukraine. L’Europe étant tributaire de la Russie quant à son alimentation en gaz et en pétrole, il est nécessaire de réfléchir à des sources d’approvisionnement alternatives. Diverses solutions éventuelles ont été envisagées par le Cercle, sous les éclaircissements experts de monsieur Terzian. Ce dernier a notamment mis en garde contre toute approche qui confierait à un Etat tiers, notamment la Turquie, un rôle prédominant dans le  transit des énergies vers l’Union européenne. 

En Artsakh, l’Azerbaïdjan défie la Communauté internationale

François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

En procédant à de nouveaux empiétements territoriaux en Artsakh, le régime de Bakou signifie son mépris de ses propres engagements internationaux comme des forces russes de maintien de la paix

Le 25 mars, les troupes azerbaïdjanaises ont avancé leurs positions dans le district d’Askeran, en République d’Artsakh, en envahissant le village de Parukh et la colline de Karaklough. L’attaque, mobilisant à nouveau des drones Bayraktar a conduit à trois morts et quatorze blessés au sein des forces de défense artsakhiotes. Elle a provoqué une réaction unanime des trois co-présidents du groupe de Minsk de l’OSCE. En particulier, la Russie et les États-Unis ont dénoncé l’agression azerbaïdjanaise, provoquant la fureur du régime de Bakou.

« Nommer la réalité des faits, dénoncer l’agression, c’est déjà faire reculer l’agresseur » s’est félicité François Pupponi, le Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh qui a regretté la position en retrait de la diplomatie française : « Nous ne pouvons pas nous prévaloir de valeurs humanistes et de principes humanitaires en Ukraine et se réfugier derrière une fausse impartialité là où un vrai nettoyage ethnique menace » s’est indigné François Pupponi.

Continuer la lecture de « En Artsakh, l’Azerbaïdjan défie la Communauté internationale »

Terrorisme énergétique de l’Azerbaïdjan en Artsakh

François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

Depuis le 8 mars, les habitants de la République d’Artsakh sont privés d’approvisionnement en gaz en raison d’une opération de sabotage orchestrée en deux temps par l’Azerbaïdjan : En endommageant le gazoduc transitant sur des territoires qu’elles occupent actuellement, les forces azerbaïdjanaises ont coupé l’approvisionnement énergétique de l’Artsakh pendant onze jours de grand froid, avant de le réparer le 20 mars, pour couper à nouveau cet approvisionnement le jour suivant.



« Il faut souligner la cruauté insigne de cette opération pensée, planifiée et exécutée alors que les températures sont actuellement négatives en Artsakh. En privant les 120 000 Artsakhiotes – hommes, femmes et enfants – de toute énergie et de tout moyen de chauffage en particulier, le régime Aliev se rend coupable d’un nouveau crime » a affirmé François Pupponi, le Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh qui a noté que « même en Ukraine, les gazoducs restent fonctionnels ».

Continuer la lecture de « Terrorisme énergétique de l’Azerbaïdjan en Artsakh »

Le Parlement européen condamne fermement la politique arménophobe de l’Azerbaïdjan

Dans une résolution votée hier, une majorité écrasante de parlementaires européens ont dénoncé les violations graves et répétées par le régime d’Aliev du droit international et de la récente décision de la Cour Internationale de Justice

Le Parlement européen a adopté ce jeudi 10 mars une résolution « sur la destruction du patrimoine culturel au Haut-Karabakh » par 635 voix pour, 42 abstentions et 2 contre. Le texte voté, d’une rare force, « condamne fermement la politique de l’Azerbaïdjan consistant à effacer et à nier le patrimoine culturel arménien dans et autour du Haut-Karabakh, en violation du droit international et de la récente décision de la Cour Internationale de Justice (CIJ) »

La résolution reconnait de surcroît que « l’effacement du patrimoine culturel arménien s’inscrit dans le cadre plus large d’une politique étatique d’arménophobie systématique, de révisionnisme historique et de haine à l’égard des Arméniens promue par les autorités azerbaïdjanaises, notamment à travers une déshumanisation, une glorification de la violence et des revendications territoriales à l’égard de la République d’Arménie, qui menacent la paix et la sécurité dans le Caucase du Sud ».

Continuer la lecture de « Le Parlement européen condamne fermement la politique arménophobe de l’Azerbaïdjan »

Valérie Boyer: le massacre des Arméniens en Artsakh dans une indifférence générale. Où était la France ?

Intervenant ce matin sur FranceInfo TV à propos de la crise ukrainienne, la sénatrice Valérie Boyer, membre du Cercle, est revenue sur la trop grande discrétion de l’exécutif français lors de l’agression azerbaïdjanaise sur l’Artsakh