Reconnaître la République d’Artsakh, c’est assurer le droit à la vie de ses habitants

A la veille du 24 avril, date de commémoration annuelle du génocide des Arméniens, Le Cercle d’Amitié France-Artsakh tient à rappeler son engagement indéfectible aux côtés des citoyens de la République d’Artsakh et pour la reconnaissance internationale de l’Etat démocratique qu’ils ont édifié depuis plus de trente ans.

François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh



Le Cercle souligne que la guerre d’agression conduite par l’Azerbaïdjan en septembre 2020 s’est traduite non seulement par l’occupation d’une partie substantielle du territoire de l’Artsakh mais aussi par l’épuration ethnique totale de sa population autochtone arménienne dans les territoires occupés. Il rappelle que la politique de haine raciale anti-arménienne promue au plus haut niveau de l’Etat par l’Azerbaïdjan et son alliée la Turquie, politique récemment condamnée par la Cour Internationale de Justice, rend nécessaire la reconnaissance internationale de la République d’Artsakh comme seule garantie du droit à la vie de ses habitants.

« La date sombre du 24 avril nous rappelle cruellement que les Arméniens de l’Empire ottoman ont été exterminés par leurs propres autorités étiques dans l’indifférence de la communauté internationale » a rappelé François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh. « Plus de cent ans plus tard, alors qu’existent les instruments juridiques contraignants de protection des populations captives ou menacées qui devraient obliger la communauté internationale à intervenir, l’abandon des Artsakhiotes face au régime sanguinaire de Bakou constituerait aussi un crime de cette communauté internationale » a indiqué François Pupponi.

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Pierre Terzian échange avec le Cercle d’Amitié France-Artsakh sur l’indépendance énergétique de l’Europe

Le deuxième petit déjeuner thématique du Cercle d’Amitié France-Artsakhs’est tenu mercredi 23 mars 2022. Cet événement s’inscrit dans une volonté d’alimenter avec l’ensemble des membres du Cercle des réflexions continues autour de la question de l’Artsakh et du Caucase, à l’occasion d’échanges bimestriels. A l’initiative de son président Monsieur François Pupponi, le Cercle a invité Pierre Terzian dirigeant de Pétrostratégies, centre d’analyse, de recherche et de conseil spécialisé dans le domaine de l’énergie.

Pierre Terzian échange avec le Président et des membres du Cercle d’Amitié France-Artsakh lors du deuxième petit-déjeuner des Rencontres de l’Artsakh

Animé par le Député François Pupponi, le petit-déjeuner rassemblant une dizaine d’élus  a été riche en échanges et discussions. Pierre Terzian a tout d’abord dressé un panorama historique de la mise en place du réseau des gazoducs et oléoducs en Europe. Il a ensuite exposé les enjeux de l’indépendance énergétique de l’Europe dans le contexte de la guerre en Ukraine. L’Europe étant tributaire de la Russie quant à son alimentation en gaz et en pétrole, il est nécessaire de réfléchir à des sources d’approvisionnement alternatives. Diverses solutions éventuelles ont été envisagées par le Cercle, sous les éclaircissements experts de monsieur Terzian. Ce dernier a notamment mis en garde contre toute approche qui confierait à un Etat tiers, notamment la Turquie, un rôle prédominant dans le  transit des énergies vers l’Union européenne. 

En Artsakh, l’Azerbaïdjan défie la Communauté internationale

François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

En procédant à de nouveaux empiétements territoriaux en Artsakh, le régime de Bakou signifie son mépris de ses propres engagements internationaux comme des forces russes de maintien de la paix

Le 25 mars, les troupes azerbaïdjanaises ont avancé leurs positions dans le district d’Askeran, en République d’Artsakh, en envahissant le village de Parukh et la colline de Karaklough. L’attaque, mobilisant à nouveau des drones Bayraktar a conduit à trois morts et quatorze blessés au sein des forces de défense artsakhiotes. Elle a provoqué une réaction unanime des trois co-présidents du groupe de Minsk de l’OSCE. En particulier, la Russie et les États-Unis ont dénoncé l’agression azerbaïdjanaise, provoquant la fureur du régime de Bakou.

« Nommer la réalité des faits, dénoncer l’agression, c’est déjà faire reculer l’agresseur » s’est félicité François Pupponi, le Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh qui a regretté la position en retrait de la diplomatie française : « Nous ne pouvons pas nous prévaloir de valeurs humanistes et de principes humanitaires en Ukraine et se réfugier derrière une fausse impartialité là où un vrai nettoyage ethnique menace » s’est indigné François Pupponi.

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Terrorisme énergétique de l’Azerbaïdjan en Artsakh

François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

Depuis le 8 mars, les habitants de la République d’Artsakh sont privés d’approvisionnement en gaz en raison d’une opération de sabotage orchestrée en deux temps par l’Azerbaïdjan : En endommageant le gazoduc transitant sur des territoires qu’elles occupent actuellement, les forces azerbaïdjanaises ont coupé l’approvisionnement énergétique de l’Artsakh pendant onze jours de grand froid, avant de le réparer le 20 mars, pour couper à nouveau cet approvisionnement le jour suivant.



« Il faut souligner la cruauté insigne de cette opération pensée, planifiée et exécutée alors que les températures sont actuellement négatives en Artsakh. En privant les 120 000 Artsakhiotes – hommes, femmes et enfants – de toute énergie et de tout moyen de chauffage en particulier, le régime Aliev se rend coupable d’un nouveau crime » a affirmé François Pupponi, le Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh qui a noté que « même en Ukraine, les gazoducs restent fonctionnels ».

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Le Parlement européen condamne fermement la politique arménophobe de l’Azerbaïdjan

Dans une résolution votée hier, une majorité écrasante de parlementaires européens ont dénoncé les violations graves et répétées par le régime d’Aliev du droit international et de la récente décision de la Cour Internationale de Justice

Le Parlement européen a adopté ce jeudi 10 mars une résolution « sur la destruction du patrimoine culturel au Haut-Karabakh » par 635 voix pour, 42 abstentions et 2 contre. Le texte voté, d’une rare force, « condamne fermement la politique de l’Azerbaïdjan consistant à effacer et à nier le patrimoine culturel arménien dans et autour du Haut-Karabakh, en violation du droit international et de la récente décision de la Cour Internationale de Justice (CIJ) »

La résolution reconnait de surcroît que « l’effacement du patrimoine culturel arménien s’inscrit dans le cadre plus large d’une politique étatique d’arménophobie systématique, de révisionnisme historique et de haine à l’égard des Arméniens promue par les autorités azerbaïdjanaises, notamment à travers une déshumanisation, une glorification de la violence et des revendications territoriales à l’égard de la République d’Arménie, qui menacent la paix et la sécurité dans le Caucase du Sud ».

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Valérie Boyer: le massacre des Arméniens en Artsakh dans une indifférence générale. Où était la France ?

Intervenant ce matin sur FranceInfo TV à propos de la crise ukrainienne, la sénatrice Valérie Boyer, membre du Cercle, est revenue sur la trop grande discrétion de l’exécutif français lors de l’agression azerbaïdjanaise sur l’Artsakh

Valérie Pécresse engage notre commune dignité en Artsakh

François Rochebloine, ancien député de la Loire, est président de l’association Francophonie en Artsakh. Il salue ici le courage particulier de la visite de la candidate à l’élection présidentielle dans ce territoire disputé du Caucase.

Valérie Pécresse au cimetière militaire de Yerablour, proche d’Erevan la capitale arménienne

Le 21 décembre dernier, Valérie Pécresse s’est rendue au Haut-Karabagh. À quelques jours de Noël et des fêtes de fin d’année, l’évènement est à mon sens passé trop inaperçu au regard de son importance politique. Il s’agit donc de restituer la signification de ce déplacement en lui accordant toute la considération qui lui sied. Certes, on ne peut extraire cette louable initiative de la candidate républicaine à la présidence de la République du contexte électorale ambiant. Il faudrait être bien naïf pour affirmer le contraire.

Comment l’Azerbaïdjan a tissé sa toile au cœur de la classe politique française

ENQUÊTE. Alors que l’Arménie continue de lutter contre la coalition turco-azérie qui la prend en étau, Bakou étend son réseau d’influence… tout particulièrement en France et au sein de la classe politique française.

La dictature azérie a un bilan déplorable. Dictature autoritaire avec une corruption institutionnalisée citée dans les panamas et les pandora papers, liée à un régime turc en plein hubris expansionniste islamonationaliste, cachant mal son discours de haine assumé envers les arméniens (qualifiés par Aliev de « chiens »), elle semble avoir peu de moyens de se créer des amitiés politiques. Pourtant elle dispose du soutien politique d’élus et de sénateurs français. Enquête

Les membres politiques structurant les réseaux pro-azéris en France

Les réseaux d’influence de l’Azerbaïdjan en France se structurent en grande partie via l’Association des Amis de l’Azerbaïdjan (AAA). On retrouve par exemple au sein du conseil d’administration de l’AAA l’ex-garde des sceaux Rachida Dati, la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet ; le sénateur du Haut-Rhin Jean Marie Bockel ; et Thierry Mariani, familier de l’Azerbaïdjan, pays où il développe une activité d’apporteur d’affaires et qu’il soutient toujours. Cette association inclut également Patrick Gendraud, président du Conseil Départemental de l’Yonne ou encore Michel Gourinchas ancien maire de Cognac, Alain Houpert sénateur et André Villiers député ainsi que François Grosdidier maire de Metz.

On peut noter qu’en dehors du maire de Cognac qui était au PS, l’Azerbaïdjan semble essentiellement cibler des élus de droite. Cela peut s’expliquer par le fait que le discours islamo-nationaliste turc a généralement peu d’affinités avec la gauche en Europe du fait de sa forte hostilité à la gauche turque alternative au kémalisme. En outre l’Azerbaïdjan utilise une logique top-down de ciblage des élites qui marche mieux avec des partis de notables (on peut typiquement penser à l’UDI). Enfin, il y a historiquement des liens entre la gauche et la cause arménienne en France (remontant à l’engagement de Jaurès) qui même si ils ont tendance à se distendre chez un certain nombre de mouvements à gauche (expliquant le silence d’une partie de la gauche qu’évoque cette tribune) peuvent encore empêcher des liens avec Aliev. Cependant, le régime d’Aliev garde des contacts avec le PS typiquement via Jérôme Lambert, élu de la Charente rattaché au parti socialiste et petit-neveu de François Mitterrand. Cela  a garanti la vente à l’Azerbaïdjan de satellites d’observation optique (pouvant avoir un usage militaire) sous la présidence de François Hollande d’autant que l’Azerbaïdjan sait aussi utiliser une diplomatie économique via l’accès à son marché. . On peut penser que l’Azerbaïdjan n’a donc pas essayé d’avoir des contacts plus à gauche en se disant que les partis en question n’auraient aucune chance d’accéder au pouvoir (plus à droite, le seul contact actuellement au RN de l’Azerbaïdjan, Thierry Mariani a des liens avec l’Azerbaïdjan remontant au moment où il était à l’UMP même si on peut noter qu’il a gardé un soutien indéfectible à la dictature d’Aliev dans sa trajectoire politique)

Quand l’Azerbaïdjan attaque une élue de la République, il attaque toute la France

François Pupponi
Président du Cercle

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh, par la voix de son Président François Pupponi, exprime son entière solidarité avec Valérie Pécresse, odieusement prise à parti par Ilham Aliev, dictateur d’Azerbaïdjan. Le 12 janvier, ce dernier a déclaré à propos du déplacement de madame Pécresse et de sa délégation au Haut-Karabagh : « Si nous avions su qu’ils étaient là-bas, il est évident que nous ne les aurions pas laissés revenir. Le couloir de Latchine est sous notre contrôle. Nous pouvons y arrêter n’importe quelle voiture et personne ne peut rien nous dire ».

« Ce sont clairement des menaces de mort et lorsqu’un despote étranger s’en prend comme le fait Ilham Aliev à une élue de la République, c’est toute la France qu’il attaque » a déclaré François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh, ajoutant que « devant les menaces étrangères, les différences partisanes n’ont plus lieu d’être ».

Valérie Pécresse s’entretient en Artsakh avec le Président Haroutiounyan.
De dos, Bruno Retailleau et Michel Barnier
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Pécresse menacée par le président de l’Azerbaïdjan : la droite parlementaire réclame l’intervention de Macron

Par une saisissante tribune publiée ce samedi 15 janvier, Damien Abad, Président des Républicains à l’Assemblée nationale, François-Xavier Bellamy, député européen et Bruno Retailleau, Président des Républicains au Sénat, ainsi que près de 250 de leurs collègues demandent au Président de la République d’exiger, au nom de la France, des excuses solennelles de la part de l’Azerbaïdjan après les menaces formulées par le dictateur Aliev à l’encontre de Valérie Pécresse.

Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron , les chefs de fils parlementaires des Républicains (LR) – le député Damien Abad, le sénateur Bruno Retailleau et le député européen François-Xavier Bellamy – demandent au Président d’exiger, au nom de la France, des excuses du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, à Valérie Pécresse après ses « propos scandaleux », le 12 janvier dernier, après la visite en Arménie de la candidate LR à l’élection présidentielle. « Si nous avions été au courant de la dernière visite illégale de Valérie Pécresse, nous ne l’aurions pas laissé repartir », avait en effet déclaré le chef d’Etat. Voici leur lettre : 

« Monsieur le Président de la République,

Le 12 janvier dernier, suite au déplacement de Valérie Pécresse en Arménie, le Président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, a fait cette déclaration : ‘Si nous avions été au courant de la dernière visite illégale de Valérie Pécresse, nous ne l’aurions pas laissé repartir.’ Ces propos scandaleux ne peuvent rester sans réponse de la France.

Car non seulement cette déclaration vaut appel à la haine contre une responsable publique française, Présidente de Région et candidate à l’élection présidentielle, mais elle constitue une menace à peine voilée contre notre nation, son gouvernement et ses représentants, compte tenu des liens qui unissent notre pays à l’Arménie.

Monsieur le Président de la République, pouvons-nous tolérer qu’un gouvernement étranger interdise aux élus de la nation française de se rendre sur un territoire qui, rappelons-le, n’est pas le sien, sous peine de porter atteinte à leur liberté voire leur intégrité physique?