Terrorisme énergétique de l’Azerbaïdjan en Artsakh

François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

Depuis le 8 mars, les habitants de la République d’Artsakh sont privés d’approvisionnement en gaz en raison d’une opération de sabotage orchestrée en deux temps par l’Azerbaïdjan : En endommageant le gazoduc transitant sur des territoires qu’elles occupent actuellement, les forces azerbaïdjanaises ont coupé l’approvisionnement énergétique de l’Artsakh pendant onze jours de grand froid, avant de le réparer le 20 mars, pour couper à nouveau cet approvisionnement le jour suivant.



« Il faut souligner la cruauté insigne de cette opération pensée, planifiée et exécutée alors que les températures sont actuellement négatives en Artsakh. En privant les 120 000 Artsakhiotes – hommes, femmes et enfants – de toute énergie et de tout moyen de chauffage en particulier, le régime Aliev se rend coupable d’un nouveau crime » a affirmé François Pupponi, le Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh qui a noté que « même en Ukraine, les gazoducs restent fonctionnels ».

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Le Parlement européen condamne fermement la politique arménophobe de l’Azerbaïdjan

Dans une résolution votée hier, une majorité écrasante de parlementaires européens ont dénoncé les violations graves et répétées par le régime d’Aliev du droit international et de la récente décision de la Cour Internationale de Justice

Le Parlement européen a adopté ce jeudi 10 mars une résolution « sur la destruction du patrimoine culturel au Haut-Karabakh » par 635 voix pour, 42 abstentions et 2 contre. Le texte voté, d’une rare force, « condamne fermement la politique de l’Azerbaïdjan consistant à effacer et à nier le patrimoine culturel arménien dans et autour du Haut-Karabakh, en violation du droit international et de la récente décision de la Cour Internationale de Justice (CIJ) »

La résolution reconnait de surcroît que « l’effacement du patrimoine culturel arménien s’inscrit dans le cadre plus large d’une politique étatique d’arménophobie systématique, de révisionnisme historique et de haine à l’égard des Arméniens promue par les autorités azerbaïdjanaises, notamment à travers une déshumanisation, une glorification de la violence et des revendications territoriales à l’égard de la République d’Arménie, qui menacent la paix et la sécurité dans le Caucase du Sud ».

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Valérie Boyer: le massacre des Arméniens en Artsakh dans une indifférence générale. Où était la France ?

Intervenant ce matin sur FranceInfo TV à propos de la crise ukrainienne, la sénatrice Valérie Boyer, membre du Cercle, est revenue sur la trop grande discrétion de l’exécutif français lors de l’agression azerbaïdjanaise sur l’Artsakh

L’Ambassadrice d’Arménie en France échange avec le Cercle d’Amitié France-Artsakh sur le rôle de la France dans le maintien de la stabilité au Caucase du Sud

Le premier petit déjeuner thématique du Cercle d’Amitié France-Artsakh s’est tenu mercredi 2 février 2022. Cet événement s’inscrit dans une volonté d’alimenter avec l’ensemble des membres du Cercle des réflexions continues autour de la question de l’Artsakh et du Caucase, à l’occasion d’échanges bimestriels. Pour inaugurer ce cycle, à l’initiative de son président Monsieur François Pupponi, le Cercle a invité Son Excellence Madame l’Ambassadrice d’Arménie en France, Hasmik Tolmajian, à débattre avec ses membres sur le rôle et les enjeux de la France dans la pacification de la région caucasienne.

Les Membres du Cercle en compagnie de S. Exc. Hasmik Tolmajian, Ambassadrice d’Arménie en France accompagnée d’Hovhannès Guévorkian, Représentant de la République d’Artsakh

Madame l’Ambassadrice est revenue sur les relations bilatérales entre la France et l’Arménie, analysées particulièrement à l’aune de la Guerre de 44 jours d’automne 2020. Après avoir remercié les parlementaires et les élus locaux pour leur engagement constant, elle a rappelé que l’accord de cessez-le-feu du 10 novembre 2020 n’avait pas signalé la résolution du conflit. Les élus ont analysé plusieurs leviers d’action permettant de renforcer leur soutien aux actions de la France en faveur du règlement du conflit du Karabagh.

Le président du Cercle a souligné, à son tour, « la nécessité de la reconnaissance internationale de la République d’Artsakh qui reste une des réelles et efficaces garanties de la sécurité du peuple artsakhiote ».

A l’occasion de ce petit-déjeuner, le Cercle a également élu à l’unanimité les sept Vice-présidents suivants : Monsieur Jean BIZET, Madame Pascale BOYER, Monsieur Jean Pierre CUBERTAFON, Monsieur Philippe MARINI, Madame Marlène MOURIER, Monsieur René ROUQUET et Madame Isabelle SANTIAGO.

Le Président Pupponi accompagné de Membres du Cercle

Valérie Pécresse engage notre commune dignité en Artsakh

François Rochebloine, ancien député de la Loire, est président de l’association Francophonie en Artsakh. Il salue ici le courage particulier de la visite de la candidate à l’élection présidentielle dans ce territoire disputé du Caucase.

Valérie Pécresse au cimetière militaire de Yerablour, proche d’Erevan la capitale arménienne

Le 21 décembre dernier, Valérie Pécresse s’est rendue au Haut-Karabagh. À quelques jours de Noël et des fêtes de fin d’année, l’évènement est à mon sens passé trop inaperçu au regard de son importance politique. Il s’agit donc de restituer la signification de ce déplacement en lui accordant toute la considération qui lui sied. Certes, on ne peut extraire cette louable initiative de la candidate républicaine à la présidence de la République du contexte électorale ambiant. Il faudrait être bien naïf pour affirmer le contraire.

Comment l’Azerbaïdjan a tissé sa toile au cœur de la classe politique française

ENQUÊTE. Alors que l’Arménie continue de lutter contre la coalition turco-azérie qui la prend en étau, Bakou étend son réseau d’influence… tout particulièrement en France et au sein de la classe politique française.

La dictature azérie a un bilan déplorable. Dictature autoritaire avec une corruption institutionnalisée citée dans les panamas et les pandora papers, liée à un régime turc en plein hubris expansionniste islamonationaliste, cachant mal son discours de haine assumé envers les arméniens (qualifiés par Aliev de « chiens »), elle semble avoir peu de moyens de se créer des amitiés politiques. Pourtant elle dispose du soutien politique d’élus et de sénateurs français. Enquête

Les membres politiques structurant les réseaux pro-azéris en France

Les réseaux d’influence de l’Azerbaïdjan en France se structurent en grande partie via l’Association des Amis de l’Azerbaïdjan (AAA). On retrouve par exemple au sein du conseil d’administration de l’AAA l’ex-garde des sceaux Rachida Dati, la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet ; le sénateur du Haut-Rhin Jean Marie Bockel ; et Thierry Mariani, familier de l’Azerbaïdjan, pays où il développe une activité d’apporteur d’affaires et qu’il soutient toujours. Cette association inclut également Patrick Gendraud, président du Conseil Départemental de l’Yonne ou encore Michel Gourinchas ancien maire de Cognac, Alain Houpert sénateur et André Villiers député ainsi que François Grosdidier maire de Metz.

On peut noter qu’en dehors du maire de Cognac qui était au PS, l’Azerbaïdjan semble essentiellement cibler des élus de droite. Cela peut s’expliquer par le fait que le discours islamo-nationaliste turc a généralement peu d’affinités avec la gauche en Europe du fait de sa forte hostilité à la gauche turque alternative au kémalisme. En outre l’Azerbaïdjan utilise une logique top-down de ciblage des élites qui marche mieux avec des partis de notables (on peut typiquement penser à l’UDI). Enfin, il y a historiquement des liens entre la gauche et la cause arménienne en France (remontant à l’engagement de Jaurès) qui même si ils ont tendance à se distendre chez un certain nombre de mouvements à gauche (expliquant le silence d’une partie de la gauche qu’évoque cette tribune) peuvent encore empêcher des liens avec Aliev. Cependant, le régime d’Aliev garde des contacts avec le PS typiquement via Jérôme Lambert, élu de la Charente rattaché au parti socialiste et petit-neveu de François Mitterrand. Cela  a garanti la vente à l’Azerbaïdjan de satellites d’observation optique (pouvant avoir un usage militaire) sous la présidence de François Hollande d’autant que l’Azerbaïdjan sait aussi utiliser une diplomatie économique via l’accès à son marché. . On peut penser que l’Azerbaïdjan n’a donc pas essayé d’avoir des contacts plus à gauche en se disant que les partis en question n’auraient aucune chance d’accéder au pouvoir (plus à droite, le seul contact actuellement au RN de l’Azerbaïdjan, Thierry Mariani a des liens avec l’Azerbaïdjan remontant au moment où il était à l’UMP même si on peut noter qu’il a gardé un soutien indéfectible à la dictature d’Aliev dans sa trajectoire politique)

Quand l’Azerbaïdjan attaque une élue de la République, il attaque toute la France

François Pupponi
Président du Cercle

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh, par la voix de son Président François Pupponi, exprime son entière solidarité avec Valérie Pécresse, odieusement prise à parti par Ilham Aliev, dictateur d’Azerbaïdjan. Le 12 janvier, ce dernier a déclaré à propos du déplacement de madame Pécresse et de sa délégation au Haut-Karabagh : « Si nous avions su qu’ils étaient là-bas, il est évident que nous ne les aurions pas laissés revenir. Le couloir de Latchine est sous notre contrôle. Nous pouvons y arrêter n’importe quelle voiture et personne ne peut rien nous dire ».

« Ce sont clairement des menaces de mort et lorsqu’un despote étranger s’en prend comme le fait Ilham Aliev à une élue de la République, c’est toute la France qu’il attaque » a déclaré François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh, ajoutant que « devant les menaces étrangères, les différences partisanes n’ont plus lieu d’être ».

Valérie Pécresse s’entretient en Artsakh avec le Président Haroutiounyan.
De dos, Bruno Retailleau et Michel Barnier
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Pécresse menacée par le président de l’Azerbaïdjan : la droite parlementaire réclame l’intervention de Macron

Par une saisissante tribune publiée ce samedi 15 janvier, Damien Abad, Président des Républicains à l’Assemblée nationale, François-Xavier Bellamy, député européen et Bruno Retailleau, Président des Républicains au Sénat, ainsi que près de 250 de leurs collègues demandent au Président de la République d’exiger, au nom de la France, des excuses solennelles de la part de l’Azerbaïdjan après les menaces formulées par le dictateur Aliev à l’encontre de Valérie Pécresse.

Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron , les chefs de fils parlementaires des Républicains (LR) – le député Damien Abad, le sénateur Bruno Retailleau et le député européen François-Xavier Bellamy – demandent au Président d’exiger, au nom de la France, des excuses du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, à Valérie Pécresse après ses « propos scandaleux », le 12 janvier dernier, après la visite en Arménie de la candidate LR à l’élection présidentielle. « Si nous avions été au courant de la dernière visite illégale de Valérie Pécresse, nous ne l’aurions pas laissé repartir », avait en effet déclaré le chef d’Etat. Voici leur lettre : 

« Monsieur le Président de la République,

Le 12 janvier dernier, suite au déplacement de Valérie Pécresse en Arménie, le Président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, a fait cette déclaration : ‘Si nous avions été au courant de la dernière visite illégale de Valérie Pécresse, nous ne l’aurions pas laissé repartir.’ Ces propos scandaleux ne peuvent rester sans réponse de la France.

Car non seulement cette déclaration vaut appel à la haine contre une responsable publique française, Présidente de Région et candidate à l’élection présidentielle, mais elle constitue une menace à peine voilée contre notre nation, son gouvernement et ses représentants, compte tenu des liens qui unissent notre pays à l’Arménie.

Monsieur le Président de la République, pouvons-nous tolérer qu’un gouvernement étranger interdise aux élus de la nation française de se rendre sur un territoire qui, rappelons-le, n’est pas le sien, sous peine de porter atteinte à leur liberté voire leur intégrité physique?

Patrick Karam et François Pupponi exigent des excuses de l’Azerbaïdjan

Dans une interview donnée à CNEWS, Vice-Président du Conseil Régional d’Île-de-France demande au Président de la République d’exiger des excuses du dictateur Aliev après ses menaces de mort contre Valérie Pécresse. Il reçoit le plein soutien de François Pupponi en sa qualité de Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

Le député LR Dino Cinieri quitte le groupe d’Amitié France-Azerbaïdjan

Dino CINIERI
Député de la Loire

Au moment où les Arméniens fêtent Noël et la grande espérance dont cette fête de la paix est porteuse, je constate avec horreur, que l’Azerbaïdjan martyrise et torture les militaires et les civils arméniens de la pire des manières : en brûlant dans leur chairs, les croix que ces prisonniers portent, en tatouage, en fidélité à leur foi.

Ces pratiques barbares sont insupportables et indignes d’un pays membre du Conseil de l’Europe et d’un régime qui siège au sein de l’Organisation pour la sécurité et la Coopération en Europe.

En envahissant l’Artsakh, le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan, voulait nous faire croire qu’il s’agissait d’une simple question territoriale.

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